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Point de vue non-notoire sur Wikimedia, l'informatique, la vie et le rugby

Où donner ses propres fonds ? Cas de photos de la guerre d’Indochine

Je suis en train de récupérer un ensemble de photographies que mon grand-père avait réalisé lorsqu’il a été combattre lors de la guerre d’Indochine. Je ne sais pas encore si je vais pouvoir les avoir physiquement et donc réellement les donner, mais en attendant, je les numérise et aimerais bien qu’elles soient vues et surtout que tout chercheur / étudiant / passionné d’histoire qui s’intéresse au sujet puisse s’en emparer. Pour l’instant, elles sont déjà sur Commons, et l’une d’elle illustre déjà un article de Wikipédia. Je répertorie ici les suggestions qu’on m’a faite pour les faire circuler plus :

Soldats français sur la route Saigon / Da Lat

Dépôts physique

Pour le choix du dépôt physique, en bonne libriste, j’aurai énormément de mal à les confier à une institution qui ferait du copyfraud, ie qui s’arroge régulièrement des droits de propriété intellectuelle qu’elle n’a pas pour freiner la diffusion de photos numérisées. Si ce n’est pas pour que les photographies voyagent le plus possible, autant que je les garde dans un carton au fond d’un buffet, même si évidemment n’importe quelle institution officielle offre de plus sérieuses garanties de conservations que ma demeure. Accessoirement, je trouve que la grande variété de lieux qui peuvent légitiment accueillir un fond donné montre qu’il faut absolument que les versions numérisées soient le plus libres possibles afin qu’elles soient accessibles par toutes le maximum de portes d’accès.

Dépôts en ligne

  • Medihal
  • Wikimedia Commons
  • Flickr
  • Tumblr

Pour les dépôts en ligne, ce qui m’étonne c’est le faible nombre d’archives institutionnelles par rapport aux archives privées et à leurs capacités. Je ne sais pas trop si le double versement Commons/Flickr est utile, mais je sais que Tumblr peut offrir une énorme visibilité aux images.

Si vous avez d’autres suggestions ou des commentaires / avis sur les différentes possibilités, n’hésitez pas à les poster en commentaire :)

Atelier Wikipédia et la recherche : amour ou haine ?

Il s’agit d’un atelier organisé par le "Research Committee" de la fondation Wikimedia. On commence par un tour de table de chacune des personnes présentes.

Le problème des volontaires, c’est qu’ils sont ravis de répondre pour la première fois à des questions sur leur motivation à participer, mais ils sont beaucoup moins enthousiastes pour répondre la seconde fois.

L’une des grosses difficultés est que "Wikipédia" n’est pas un sujet de recherche en lui-même mais est à l’interface de nombreuses disciplines; du coup, il est très difficile de connaître l’état de l’art et d’orienter les chercheurs vers la littérature existante; de même, il est difficile de savoir si le travail de recherche effectué est de valeur ou pas.

Le Research Committee, sa vie son oeuvre

Le Research Committee a pour but d’organiser les politiques, pratiques et stratégies de la recherche autour de Wikipédia. Ce qu’il fait peut être vu sur http://meta.wikimedia.org/wiki/Research:Index. Il est très difficile pour le Rcom de savoir si les projets de recherche qu’il accepte seront aussi acceptés par la communauté dans son ensemble. L’une des grosses questions est aussi sur l’efficacité du Rcom en lui-même, et de passer d’une organisation jacobienne à une forme beaucoup fédéraliste et éclatée afin d’être plus efficace et réactif.

Le Rcom et l’open acess

Demande explicite de pouvoir réutiliser le contenu partagé afin qu’il puisse s’intégrer facilement sur Wikipédia; Wikipédia étant LE site sur lequel on peut montrer à quel point c’est chouette d’avoir des données ouvertes. L’Open Acess est la meilleure manière de faire contribuer des scientifiques sur Wikipédia; ils écrivent sur un journal (qui a donc un h-index et une reconnaissance académique) et le contenu est ensuite partagée directement sur Wikipédia. L’un des exemples le plus marquant est la revenue PLos Computational Biology.

Remarques en vrac

Les Wikimédiens catalans ont réussi à répondre à des appels à projets de recherche européens, en partenariat avec une institution de recherche.

Quand des articles sont traduits, parfois certains concepts n’existent pas dans la langue cible et il y a donc besoin de néologismes afin de faire passer les idées. Hors, cette activité de création de mot est typiquement une activité de recherche.

Wikipedia est un réseau social

Certes, Wikipédia n’est pas facebook, mais il est un réseau social dans le sens où son efficacité dépend de la collaboration de ses participants. Ceci est très différent de l’univers des GLAM, où les personnes ne se parlent pas forcément.

L’avenir des GLAM est de créer des communautés autour de leurs collections plutôt que de faire venir des visiteurs regarder les expositions et repartir. Les GLAM ne peuvent plus être passives et attendre que les visiteurs viennent à elles, elles doivent être actives et attirer à la fois de nouveaux publics et trouver de nouvelles formes de collaboration entre elles ou avec le mouvement Wikimedia. Le retour d’expérience des wikimédiens permet aux communautés de s’organiser de manière à favoriser ces collaborations. Le but au final n’est pas d’exploiter de nouveaux outils juste pour les outils, mais afin de créer de nouvelles conversations.

Projets GLAM et Wikimedia

La responsable "nouvelles technologies" aux archives nationales des Etats-Unis explique que Wikipédia a non-seulement sauvé le monde mais a fait d’elle "une mauvaise mère" et que sa fille a eu un débat avec son professeur grâce à l’encyclopédie en ligne.

Les archives nationales, ce sont 10 milliards de textes, des millions de médias, 3500 salariés. Depuis dix ans, en pleine reflexion sur sa présence en ligne. "Qui vous êtes est qui vous êtes en ligne". Au 21ème siècle, ce qui a changé ce n’est pas la mission de l’institution, mais la manière dont elle la remplit.

Evidemment, tout le monde à la NARA n’était pas enthousiaste à l’idée d’avoir une politique plus ouverte : il y avait aussi beaucoup de personnes sceptiques, voir carrément hostiles.

Pour l’instant, 90 000 images ont été versées sur WikiCommons et il a été organisé un "scanathon" (un samedi matin consacré uniquement à la numérisation d’images d’archives).

En conclusion, il faut que les institutions se libèrent de leur peur de "dire quelque chose de faux" et de leur stratégie de ne parler que d’une voix pour gérer cette peur. Il faut laisser les gens s’exprimer, au besoin en les formant et, au pire, le public corrigera.

Cela, d’autant plus que Wikipédia, c’est 12 millions de visite par jour quand la NARA, c’est 17 millions par AN; Wikipédia est la première source d’information des nouvelles générations et est beaucoup plus efficace et flexible que les sites institutionnels.

Le Wiki, les femmes et les musées

Le musée est l’endroit idéal pour examiner comment lutter contre la sous-représentation des femmes sur les projets Wikimédia.

Le musée (ici, le Center of Israeli Art) partage les pages qu’il écrit sur les artistes présents dans ses collections, pour qu’ensuite cet article soit modifié par la communauté wikipédienne ainsi que l’artiste lui ou elle-même. L’article wikipédia est ensuite en partie repris sur le site web du musée. Cela est surtout vrai pour les pages en anglais, parce que c’est une langue qui est peu maîtrisée par les personnels du musée. Des articles ont aussi été traduits en sept langues, notamment le russe et le chinois. Ce projet a notamment nécessité un Wikipédien en Résidence pendant deux mois.

La grande différence entre le site officiel du musée et Wikipédia est que le site du musée est beaucoup plus lourd à mettre à jour (besoin de faire un filtrage des mails signalant les mises à jour à faire).

L’un des gros challenges a été la procédure légale pour avoir des photos libres d’oeuvres d’artistes encore en vie ou encore de trouver des caractères unicode adaptés au mandarin, mais globalement l’institution est très contente du partenariat.

La propriété intellectuelle n’a pas de fondement moral

Souvent, lors des débats sur la propriété intellectuelle, notamment en rapport avec SOPA, HADOPI, la durée du droit d’auteur ou la liberté de panorama, apparaît l’argument :

Les artistes méritent d’être rémunérés dès que quelqu’un génère de l’argent grâce à leur travail.

Cet argument moral, s’il semble évident, ne l’est absolument pas. Il suffit de le transposer à d’autres domaines pour que son absurdité apparaisse. En effet, il faudrait alors payer une redevance :

  • à Canon dès qu’on vend une photo réalisée avec l’un de leur appareil ou objectif;
  • aux ayants-droits d’Einstein dès qu’on utilise de l’électricité produite par le nucléaire;
  • à notre école primaire dès que nous appliquons la règle de l’auxilliaire avoir placé devant le verbe.

La propriété intellectuelle, en réalité, n’a qu’un fondement économique. Elle est une réponse au problème des communs : la création (artistique et scientifique) est une bonne chose qui profite à l’ensemble de la société, société qui pourra ensuite l’améliorer, diffuser, transformer. Or, son coût est supporté par peu de personnes. L’idée est donc, pour résoudre ce problème, d’accorder aux créateurs un monopole d’exploitation de leur création pour une durée limitée. Plus cette durée est courte, plus on encourage la récupération/amélioration/diffusion de la création; plus elle est longue, moins on a de risque que la création ne se fasse pas faute de retour sur investissement suffisant.

Ce monopole n’a rien de naturel, il a besoin d’être protégé et maintenu par la société. Autrement dit, il a un coût, notamment en terme d’occupation de la justice et des forces de l’ordre. Ce coût, évidemment, croit avec la durée de la protection. Etant donné tout cela, est-ce qu’il existe une durée de protection optimale, au sens ou la création est maximisée, via un équilibre entre "liberté de re-création" et "retour sur investissement"? Oui, et celle-ci est de 14 ans après la publication de l’oeuvre. Loin, très loin des 70 ans après la mort ou 95 ans après la publication qui existent actuellement.

SitaCriesARiver

Rien ne dit en plus que ce monopole n’est la manière la plus efficace de soutenir la création. La créatrice Nina Paley a par exemple réalisé le film Sita Sings the Blues dont vous pouvez voir une capture d’écran au-dessus, par un pré-financement et l’a ensuite publié sous licence libre. Enfin, pas tout à fait, car elle a utilisé pour sa bande son des musiques… qui viennent de sortir du domaine public. Cela a tellement bien marché qu’elle se lance dans un nouveau projet, Seder Masochist, financé de la même manière.

Voila pourquoi nous sommes de plus en plus à vouloir passer à l’offensive. Nous en avons marre qu’un monopole pensé à l’origine comme une rustine sur un problème bien réel se pare de la toge immaculée du mérite.

Neutralité et encyclopédisme

Mercredi, c’était blackout de Wiki. Nous avions donc tous perdu 30 points de QI. Cela a été l’occasion d’un débat de haut-vol foire au troll de la communauté francophone de Wikipédia[1].

A cette occasion, j’ai dit deux choses sur Twitter, qui on à mon avis été mal comprises. La première, comme le relève LittleTony87, c’est que, pour moi, contribuer à Wikipédia est un acte politique en lui-même, donc non-neutre. La seconde, relevée par Pierrot, est que la neutralité n’est qu’un moyen d’écrire une encyclopédie.

La contribution sur Wikipédia est un acte politique

Contribuer sur Wikipédia, c’est affirmer que tout le monde devrait avoir accès à la culture, que tout le monde peut la partager, que les licences libres, l’économie du don et le travail collaboratif sont viables. Cela a l’air d’être aussi engagé que "la guerre, c’est méchant" ou "le chômage, je suis contre". Ce n’est pas le cas. Affirmer que tout le monde devrait avoir accès à la culture, c’est en contradiction avec les musées faisant payer 15 euros leur entrée et interdisent les photos. Affirmer que tout le monde peut transmettre la culture, c’est être en opposition avec les positions d’une Alithia ou de nombreux journalistes et intellectuels en France qui s’affirment "contre Wikipédia". Soutenir que les licences libres et l’économie du don sont viables, c’est être dans un modèle de production de contenu totalement à l’opposé de ce qui est défendu par industries culturelles. Bien sûr, cela ne signifie pas que tous les wikipédiens doivent être pour les licences libres tout le temps, pour les musées gratuits pour tous, pour l’économie du don généralisé. Mais, la position wikipédienne s’insère dans des débats plus globaux et elle n’est pas neutre, ni même forcément consensuelle.

Oui, cette vision politique dépasse le clivage gauche/droite, mais c’est aussi le cas de l’écologie, et pourtant planter des graines est aussi un acte politique.

La neutralité de point de vue est un moyen pour écrire une encyclopédie

J’avais dit, sur Twitter, que la neutralité de point de vue était un moyen d’écrire une encyclopédie. Je m’étais exprimée de manière peu claire, aussi vais-je détailler ici ce que je voulais dire. La neutralité de point de vue, c’est présenter tous les aspects d’un problème, en attribuant chaque point de vue à celui qui le porte. Une encyclopédie, c’est la somme du savoirencyclopédique[2] humain. Je ne conçois pas qu’on puisse faire la somme du savoir humain en oubliant des points de vue : ce serait du savoir manquant; de même, l’attribution d’une position donnée est un savoir en tant que tel.

Au final, je ne vois pas le rapport entre "neutralité de point de vue" et "neutralité politique", à part que ça commence pareil[3]. En revanche, je conçois tout à fait que l’on trouve que Wikipédia n’est pas le lieu pour faire du lobbying politique contre une loi donnée, même si je ne suis pas de cet avis.

[1] Je m’inclus évidemment dans les trolls
[2] Je ne définis pas volontairement "savoir encyclopédique".
[3] Faut-il râler parce que Wikipédia n’est pas entièrement en gris ou pas à pH 7 ?

Les plaisirs de l’édition sur Wikipédia

On parle beaucoup en ce moment des hordes de Wikipédiens affolés quittant le projet pour aller sous d’autres cieux plus web 3.14 S.E.O. comepaïlanteux. Etant une geek de (presque) 26 ans, je vais tenter d’expliquer non pas les limites et les problèmes de Wikipédia, mais ce qui, globalement, est plaisant et/ou efficace.

Une typographie parfaite sans effort

Je trouve toujours agréable de faire en sorte qu’un article ait des références bien présentées. Voir des {{lien web|titre=Machin|auteur=Truc|url=meuh.mh}} se transformer en référence à la typographie parfaite, avec lien direct vers l’article sur l’auteur pour savoir qui se cache derrière l’information est un grand plaisir pour moi. Je suppose que pour des petits nouveaux, toutes ces accolades soient effrayantes, mais je pense qu’une pop-up avec juste les champs à remplir aurait ce même effet magique.

Partager mes connaissances, ou plutôt, transmettre celles des autres

L’un de mes grands plaisirs de traductrice, c’est de me dire que je rends une partie de la culture beaucoup plus accessible aux francophones qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais. Pour rester sur le sujet du lesbianisme, je sais que j’ai rendu l’histoire des lesbiennes accessibles pour toutes les femmes et jeunes filles, y compris celles qui n’ont pas de librairie spécialisée à portée ou le courage d’y entrer. Dommage que, pour une fois, l’article de Wikipédia soit plutôt mal placé dans les résultats de Google.

Trouver et entretenir une communauté

L’une des bonnes surprises que m’a amené Wikipédia, c’est de constater que les fans de Buffy n’étaient pas tous des adolescentes, mais aussi des hommes de plus de trente ans ou qu’il y avait d’autres toulousains à contributer sur le rugby (quoique-là la surprise soit plus faible). J’aime savoir que mon travail de traduction va ensuite être repris par une autre personne, enrichi des sources manquantes, illustré… Ce qui ne signifie absolument pas, pour moi, que Wikipédia soit un réseau social. C’est plaisant de savoir que son travail vit, et que même si on ne participe pas ou peu pendant un temps, Wikipédia continue à avancer.

Je pense qu’ainsi, pour encourager les petits nouveaux à nous rejoindre et les anciens à rester, il faut veiller à préserver et entretenir tous ces « petits plaisirs simples du Wikipédien ».

Comment Commons modifie ma perception de la culture

J’ai récemment plaisanté que, pendant la planification de mon séjour à Barcelone, je regardais quelles étaient les catégories peu fournies de Commons pour orienter ma visite. Mais derrière cette boutade, il y a quand même le fait que, depuis que je contribue aux projets Wikimédia, la manière dont je perçois la culture a changé.

Par exemple, contribuer à Commons m’a amenée à m’intéresser à la notion de collections d’un musée : comment catégoriser une oeuvre prise en photo dans un musée A alors qu’elle s’y trouve car prêtée par un musée B ?

Mais l’expérience la plus marquante a été ma visite de l’exposition de photographies Brangulí, Barcelona 1909-1945 au centre de culture contemporaine de Barcelone. Si j’ai été impressionnée par le rendu des photographies, inspirée par les cadrages et intéressée par les témoignages historiques, ce que j’en ai surtout retenu, c’est que cette très grande collection de photographies seraient bien plus mises en valeur en étant incorporée dans une médiathèque d’images où elles seraient mises en regard avec des photos actuelles des rues de Barcelone, catégorisées suivant ce qu’elles représentent, mises en relation avec des articles encyclopédique sur tel métier ou tel évènement… Bref, si elles étaient incorporées à Commons.

L’avantage, c’est que Brangulí étant mort en 1945, l’ensemble de ses photographies seront bientôt dans le domaine public et que nous avons déjà l’expérience de fonds photographiques mis en masse sur Commons. Mais combien de temps avant que des photographies de la période 1950-2000, soit trop récentes pour être dans le domaine public mais trop anciennes pour être mises dès leur création sous CC-By-SA ou lience compatible, ne bénéficient de la formidable exposition de Commons ?

Comment accueillir les nouveaux sur Wikipédia ?

Il semblerait que le problème du moment, sur Wikipédia, soit l’accueil des nouveaux contributeurs. Je pense que le problème est que nous oublions trop facilement, les anciens, à quel point Wikipédia est complexe à prendre en main. Je pense aussi que nous avons trop tendance à confondre IP, vandales, nouveaux et jeunes.

Gestion des vandalismes

Gérer les vandalismes est une activité certes nécessaire, mais qui a tendance à donner une image biaisée de l’encyclopédie : on se retrouve avec un petit groupe de gentils (les patrouilleurs + Salebot) protégeant un sanctuaire (Wikipédia) contre les attaques des méchants (les nouveaux/les IP) qu’il faut annihiler (bloquer indéfiniment) et dont il faut défaire le plus vite possible les méfaits (révoquer). Dans le patrouillage, l’interaction humaine est réduite au minimum afin d’être le plus efficace possible. A force de craindre de laisser passer un spam, on révoque les ajouts de liens externes pertinents, ou les ajouts d’un webmestre d’un site de vulgarisation qui pourrait très bien devenir un bon contributeur.

Pour éviter cela, je pense qu’il est important de passer du temps à voir les personnes agir qui améliorent l’encyclopédie, même si elles le font de manière un peu gauche.

Gestion des bonnes volontés

J’ai l’impression que nous, anciens de Wikipédia, ne passons pas assez de temps à dire aux contributeurs que ce qu’ils font est bien. En tant que communauté, nous avons mis des années à intégrer des sources dans les articles et autant à intégrer des sources précises (numéro de page précis d’un livre cité par exemple, ou application du principe une idée = une source pour la supporter). Comment une personne nouvellement arrivée pourrait-elle maîtriser ça d’entrée de jeu ? C’est pour cela que, lorsque je vois un ajout mal/peu sourcé, je commence par remercier la personne de consacrer un peu de son temps et son énergie à l’amélioration de l’encyclopédie, puis lui indique que ce serait encore mieux si les sources étaient parfaitement précisées. Certains y arrivent, d’autres pas et il "faut" donc repasser derrière eux à chaque ajout. Et alors ? Sur Commons, je passe pas mal de temps à recatégoriser des photos prises par d’autres qui n’ont pas les compétences en langue / la compréhension "globale" pour bien le faire. Mes propres photos se font aussi recatégoriser et tant mieux.

Nous progressons en tant que communauté dans notre compréhension de ce qu’est un bon article : accessibilité, sourçage, illustration, rigueur, neutralité de point de vue, exhaustivité, etc. Nous ne sommes pas des savants devant accueillir une horde de barbares, nous sommes une communauté ayant X années d’apprentissage derrière elle accueillant de personnes commençant à peine à apprendre. J’ai été élue administratrice, ai participé à la rédaction de plusieurs bons articles, mais ce dont je suis le plus fière, c’est d’avoir accueilli un petit nouveau.

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